Le Mot du Recteur

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l’Université de Thiès...

Professeur
Matar Mour SECK
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Les Etablissements de l'UT









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Mot du Recteur de l’Université de Thiès

Dans un monde caractérisé par une économie fondée essentiellement sur le savoir, des ressources humaines bien formées et hautement qualifiées sont la meilleure garantie pour un développement durable.
Il est aujourd’hui établi que l’éducation, en général, et l’enseignement supérieur, en particulier, sont des facteurs déterminants de croissance économique, de création d’emploi, de compétitivité sur le marché mondial, de revitalisation socioculturelle et d’amélioration du niveau de vie des populations.
Ceci est illustré par le bond spectaculaire accompli par certains pays asiatiques et d’Amérique Latine dont le développement économique et social exemplaire a pour source principale une politique volontariste dans le domaine de l’éducation et de la formation.
Ces Etats doivent leur émergence à des investissements lourds et intelligents qui ont permis la formation, dans des domaines pertinents et variés, d’une main d’œuvre professionnelle et technique qualifiée capable de faire face aux besoins en matière de développement.
Aujourd’hui, dans la plupart des pays du monde – et cela est particulièrement vrai pour l’Afrique -, le grand défi est d’assurer une bonne articulation du triptyque : ACCES-QUALITE-EFFICACITE.


La question soulevée par ce triptyque est la suivante : comment améliorer l’accès à l’enseignement supérieur tout en garantissant la qualité de la formation - qualité mesurable par l’efficacité interne (taux de réussite et de diplomation) et l’efficacité externe (insertion des diplômés dans le marché de l’emploi) ?
Notre pays a une claire perception de l’ampleur d’un tel défi. Les dynamiques de réforme en cours visent à définir les voies et moyens de nous doter d’un enseignement supérieur encore plus performant et plus compétitif, capable de produire, notamment :
-    des diplômés qualifiés et opérationnels (« employables ») ;
-    des savoirs pertinents et novateurs (recherche répondant aux besoins de nos sociétés).
(Ref. : Document B. Kane/CRESA 2008).

Comme le démontrent les résolutions de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur au Sénégal (CNAES) tenue à Dakar en avril 2013, notre pays a bien compris que le relèvement de ce défi doit aller de pair avec le développement des sciences et des technologies.
A l’occasion du conseil présidentiel sur les recommandations issues de la CNAES, tenu le mercredi 14 août 2013, le Chef de l’Etat a réaffirmé l’option stratégique du Sénégal de faire des STEM (Sciences, Technologies, Sciences de l’Ingénieur et Mathématiques) un axe prioritaire de notre système éducatif.

Dans un tel contexte, l’Université de Thiès (UT) a un rôle fondamental à jouer. En effet, la quasi-totalité des sept établissements que compte notre institution à ce jour, sont scientifiques et techniques, avec une forte orientation professionnelle :

  • Ecole Nationale Supérieure de l’Agriculture (ENSA) ;
  • Institut Supérieur de Formation Agricole et Rurale (ISFAR) ;
  • Unité de Formation et de Recherche en Sciences de l’Ingénieur (UFR SI) ;
  • Unité de Formation et de Recherche en Sciences Et Technologies (UFR SET) ;
  • Institut Universitaire de Technologie (IUT) ;
  • Unité de Formation et de Recherche en Sciences de la Santé (UFR Santé) ;
  • Unité de Formation et de Recherche en Sciences Economiques et Sociales (UFR SES).

Nos filières couvrent des domaines cruciaux dont notre pays a besoin pour son émergence: mathématiques ; informatique ; génie électrique et informatique industrielle ; génie civil ; géotechnique ; gestion intégrée de l’eau et de l’environnement ; cycles de techniciens et d’ingénieurs géomètres-topographes ; cycles d’ingénieurs agronomes (de conception et de travaux) ; sciences de la santé (médecine) ; finance et assurance ; sciences économiques et de gestion ; management informatisé des organisations ; tourisme et hôtellerie ; langues étrangères appliquées ; etc.

Avec un taux de réussite, en moyenne, de 89% dans le premier cycle (cycle de la Licence) et de 98% dans le deuxième cycle (Master et cycles d’ingénieurs), l’UT assure une efficacité interne incontestable. De la même manière, le taux d’insertion des diplômés (efficacité externe) donne de réels motifs de satisfaction.

Notre école doctorale  « Développement durable et société », va achever la deuxième année d’encadrement de notre première cohorte de doctorants au terme de l’année académique 2012-2013. En 2013-2014, l’UT aura sa première promotion de docteurs formés en interne.

La prise en compte du facteur genre et l’ouverture sur l’international sont une réalité, même si les efforts doivent être poursuivis. En effet, sur un effectif global de 2500 étudiants, un tiers est constitué de filles et dix-huit nationalités sont représentées.

Ces acquis importants ne nous font pas perdre de vue les nombreux défis à relever. Si la qualité et l’efficacité ont été réussies, force est de reconnaître que le rythme d’augmentation des effectifs reste lent en raison de contraintes telles que des infrastructures et un personnel d‘encadrement (enseignants et administratifs) relativement réduits, malgré les efforts consentis dans ces domaines. Autrement dit, bien qu’insuffisants, les effectifs sont conformes à nos capacités d’accueil actuels.

Dans la perspective d’atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés dans son Plan Stratégique, l’UT a ouvert des chantiers importants. Parmi ceux-ci, l’on peut noter :

  1. L’adoption d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières, qui va permettre une gestion efficace et cohérente. L’objectif est d’assurer une gestion rigoureuse et transparente, fondée sur la bonne gouvernance et axée sur les résultats : « faire beaucoup avec peu » ; reddition des comptes ; respect de l’autonomie et exigence de responsabilité ;
  2. La mise en œuvre du Contrat de performance (CDP) entre l’UT et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le CDP va nous permettre d’améliorer la gouvernance, l’efficacité, la qualité, l’utilisation des TIC et de renforcer les liens avec le marché du travail. Dans ce cadre, d’importants séminaires de formation en pédagogie universitaire, en assurance qualité et au système LMD ont été organisés pour les personnels et les étudiants. D’autres vont suivre. Parallèlement à ce travail de renforcement des capacités, du matériel divers (ordinateurs, groupes électrogènes, ouvrages…) dont le coût se chiffre à plusieurs centaines de millions est en cours d’acquisition et va, à coup sûr, améliorer de manière significative l’environnement de travail;
  3. L’élargissement du patrimoine immobilier et foncier de l’UT, notamment par la construction de nouvelles infrastructures et la réhabilitation de bâtiments qui nous ont été affectés. C’est le lieu de saluer l’accompagnement indéfectible de  notre ministère de tutelle et des autorités de la ville de Thiès ;
  4. Un investissement conséquent dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), pour une amélioration de l’accès à travers des formations ouvertes et à distance (FOAD), une gestion plus efficace et une meilleure accessibilité à l’information scientifique en ligne (Massive Open Online Courses, Open Educational Resources …) ;
  5. L’amélioration des services offerts à nos étudiants en vue de créer des conditions optimales de réussite : environnement de travail ; accueil ; orientation ; encadrement ; œuvres universitaires ;
  6. L’élaboration de plans de carrière pour les personnels : création prochaine d’un fonds d’appui à la recherche et d’un fonds d’appui à la formation ; organisation de séminaires de remise à niveau ;
  7. L’élaboration de business plans et de politiques de mobilisation de ressources afin de doter l’UT de moyens complémentaires substantiels, qui se rajouteraient à la subvention de l’Etat ;
  8. Le parachèvement de la mise en place du système LMD comme outil de renforcement de nos projets pédagogiques et scientifiques : développement de techniques d’apprentissage, d’enseignement et d’évaluation adaptées, qui accordent la priorité à la responsabilisation de l’apprenant et à l’acquisition de compétences ; adoption de programmes et curricula préparant les apprenants à devenir des diplômés compétitifs et suffisamment prêts pour intégrer le marché du travail;
  9. La mise en œuvre d’une politique de recherche pertinente, qui accorde une bonne place à l’innovation ;
  10. La mise en place de mécanismes d’assurance qualité et l’instauration d’une culture de suivi évaluation ;
  11. La construction d’un espace de paix grâce au dialogue et à la concertation ainsi que d’un cadre de vie propice à l’épanouissement (espaces verts…) ;
  12. Le développement d’un partenariat dynamique avec le monde professionnel, une ouverture mutuellement bénéfique sur la Cité et une politique de coopération proactive ;
  13. Une prise en charge efficace de la question du genre et de l’équité.

Fidèle à sa vocation d’université de développement au service de la communauté, l’UT continuera à entreprendre les réformes nécessaires pour monter en puissance et répondre aux besoins des populations de la région de Thiès en particulier, de notre pays et du continent en général.

Les défis sont grands mais nous saurons les relever. Nous disposons d’atouts inestimables : une vision claire, des femmes et des hommes de qualité, un soutien sans faille des populations de la région et des nombreux partenaires qui fondent beaucoup d’espoir en notre institution.